Ouvrir les perspectives

J’ai déjà eu l’occasion, depuis que je nourris sporadiquement cet espace, de parler de médiation culturelle et du programme de la Ville de Saguenay Éveille ma culture, dynamiquement mené par Gabrielle Desbiens et sa collègue Josée. C’était à l’occasion de la lecture d’Une heure avant que nous avions organisée en novembre.

J’aurai l’occasion d’approfondir le sujet aujourd’hui, autant d’un point de vue conceptuel que de celui du terrain, grâce à la Journée d’étude sur la médiation culturelle qui se tient à l’UQAC, à l’initiative de la Chaire de recherche sur la médiation culturelle, de Culture pour tous et d’Éveille ma culture.

Je crois avoir une bonne compréhension de ce qu’est la médiation, mais cette compréhension demeure bien empirique. Base importante pour la plupart des activités de La Rubrique, concept de plus en plus étudié et considéré comme outil d’empowerment, levier important du développement des publics, les occasions sont nombreuses de plus en plus nombreuses d’observer des actions et des initiatives s’inscrivant dans cette approche. Comme toutes les pratiques « neuves », la médiation représente un champ d’action communautaire très ouvert à la créativité, puisque, d’une part, de nombreuses idées restent à explorer et que, d’autre part, l’activité de médiation se doit par définition d’être tout-terrain. Chaque fois, elle s’adaptera aux milieux entre lesquels elle cherche à faire des ponts. Idéalement, elle se personnalisera en accompagnant chaque individu, au delà de ses propres réticences ou de ses empêchements, vers une activité susceptible de lui fournir un angle nouveau sur une problématique qui le touche, de l’accompagner dans un processus de prise de parole, de découvrir un nouveau médium réputé inaccessible, et quoi d’autre encore.

En matinée, des communications dresseront un portrait de la médiation, de ses grands concepts et de son historique ici en région. Puis nous nous pencherons sur des exemples précis dans les milieux communautaires, culturels et des affaires locaux. Je reviendrai sur mes conclusions suite à cette journée.

Je serai tout ouïe, d’abord puisque je serai le seul représentant parmi mes collègues partis à Lyon et que je devrai transmettre les précieuses conclusions de cette journée d’étude, mais aussi parce que La Rubrique, à travers la volonté de son directeur artistique, vient de se doter d’une nouvelle dimension de son rôle de diffuseur, une adhésion qui représente une opportunité considérable au niveau de la médiation culturelle. Je veux parler du Réseau Petits Bonheurs, qui se concentre, depuis peu au niveau national, à constituer une offre culturelle riche et de qualité à la toute petite enfance, c’est à dire aux enfants de zéro à six ans.

On connait la vie bien remplie et pas toujours reposante des jeunes mamans, des papas allumés et de leur(s) bébé(s). Ce sera donc un plaisir de leur fournir un petit bonheur dès la mi-mai!

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Journée mondiale du Théâtre édition 2012

Alors qu’une grande partie du milieu théâtral saguenéen est à Lyon pour présenter son travail dans le cadre du projet Saguenay en 8 compagnies, les artistes qui sont restés au pays ainsi que la relève souligneront néanmoins aujourd’hui cette importante Journée mondiale du Théâtre. Un événement qui permet, une fois l’an (au moins!), d’investir un espace public pour y prendre la parole au nom du théâtre.

Comme à chaque édition, des textes sont commandés à des intervenants du milieu théâtral aux échelles nationales et internationales. Cette année, le texte québécois de la journée mondiale est signé Annabel Soutard, directrice artistique de la compagnie Porte Parole. Il s’agit, en somme, d’un cri d’alarme bien senti que vous pouvez lire sur le site du Conseil Québécois du Théâtre.

La version internationale a été confiée à l’acteur John Malkovitch. Véritable appel à un retour aux sources de la création théâtrale et de sa pertinence, cette brève adresse est également à lire absolument. Vous la trouverez ici.

Si vous désirez faire votre propre geste pour souligner aujourd’hui votre amour de la discipline, joignez vous sans hésiter au groupe qui sera présent aujourd’hui, de 10h à 14h, à l’Université du Québec à Chicoutimi, pour la lecture publique du texte québécois et l’envoi postal de textes dramaturgiques aux quatre coins de la province. Le milieu en profitera également pour marquer la disparition de M. Henri-Louis Renaud, fameux facteur culturel, qui nous a quitté il y a moins d’un mois. Plus d’information ici.

À tout notre public, aux amoureux du théâtre, nous souhaitons donc une belle journée!